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Nous n’augmenterons pas les impôts des Nantais

À quelques jours du second tour, il est temps de parler de vos impôts.

Contrairement à Johanna Rolland, la maire sortante, Valérie Oppelt et la liste Nantes avec vous ont le souci de la gestion des deniers publics qui sont aussi les vôtres. Le programme de second tour porté par la liste PS/EELV ne dit pas un mot sur les enjeux à venir en termes de gestion de la ville et de la métropole. Ce programme ne prévoit que des dépenses !

En matière d’impôts, rien n’est dit et pour cause.

Disons le haut et fort, exactement comme en 2014, en votant pour Johanna Rolland, les Nantaises et les Nantais verront assurément leurs impôts augmenter très fortement.

·        Bilan du mandat de Johanna Rolland : un constat désolant 

Malgré sa promesse de 2014, Johanna Rolland en 2016 a augmenté les impôts des Nantais. L’accroissement de la pression fiscale en 2016 peut être estimé, sur la seule fiscalité incombant aux propriétaires, à un peu plus de 22 M€ soit une augmentation de 27 %.

Dans le même temps le taux de la taxe d’habitation perçue au profit de la métropole est passé de 8,56% à 10,14% ce qui a généré un produit fiscal supplémentaire de 14 M€ en progression de 19,17%. Il n’y a donc pas eu transfert de fiscalité des locataires vers les propriétaires mais bien un alourdissement général de la pression fiscale.

Les habitants assujettis à la taxe d’habitation ne devront leur salut qu’à l’action du gouvernement d’Emmanuel Macron et à la suppression progressive de cet impôt injuste.

En termes de prospective financière :

La majorité actuelle est dans une incapacité patente de maitriser l’évolution des dépenses de fonctionnement.

Nantes Métropole fait partie des cinq intercommunalités (sur 62) qui ne respecte pas le contrat passé avec l’État (dit « contrat Cahors ») pour la maitrise des dépenses de fonctionnement pour l’année 2018 et assurément pour les deux années suivantes.

Aussi, sur la période à venir, l’augmentation des dépenses de fonctionnement s’accompagnera de la diminution des recettes du fait de la perte d’attractivité de Nantes si Johanna Rolland est réélue. Un programme de décroissance économique est porté par la liste PS/EELV. Et il conduira inexorablement à une dégradation rapide des équilibres budgétaires qui ne pourra être compensée que par une nouvelle augmentation de la pression fiscale.

Un programme d’investissement insoutenable :

À aucun moment, ou presque, les projets d’investissements présentés dans le programme de Johanna Rolland ne sont chiffrés.

Il en va ainsi :

-          Des deux lignes de tramway qui doivent desservir le futur CHU.

On peut estimer l’impasse budgétaire à 200 M€.

-          De l’aide à la construction de logements sociaux et à la réhabilitation énergétique de 15.000 logements sociaux et de 10.000 logements privés pour laquelle aucun crédit n’est prévu dans les 1,7 Md € déjà engagés et votés par le Conseil communautaire, c’est une impasse sur les trois années de mandat restantes de 45 M€.

-          De la création d’une cité de l’imaginaire dans l’ancien bâtiment CAP 44 (musée Jules Verne, bibliothèque, lieu de création).

-          De la création d’un pôle des arts nomades.

-          Du financement de l’Arbre aux Hérons.

Enfin aux impasses budgétaires s’ajoutent les projets coûteux pour lesquels toute perspective de recette est abandonnée.

-          Le projet d’aménagement de la place de la petite Hollande, pour une montant de 90 M €, n’est financé par aucune vente de charge foncière

-          De même le projet d’aménagement d’un « grand parc nourricier » en lieu et place de l’actuel CHU induit un renoncement à toute construction de logements, donc à toute recette de charge foncière. De surcroit, ce renoncement réduira la construction de logements sur la ville et favoriser par la réduction de l’offre la montée des prix immobiliers.

En conséquence, le programme d’investissement contenu dans le programme de Johanna Rolland/Julie Laernoes est un programme coûteux, lacunaire et insoutenable de par l’incapacité à maitriser les dépenses de fonctionnement. Il se traduira par une montée inexorable de l’endettement et par l’obligation à terme d’augmenter la pression fiscale.

Pour des candidates qui disent vouloir « rendre encore plus transparente et exemplaire » la ville et la métropole, il est intéressant de noter que les mots « impôts » et « taxe » n’apparaissent pas une fois. Les propositions liées aux finances et au budget sont inexistantes.

·        Les propositions de la liste de Valérie Oppelt - Nantes avec vous

La liste Nantes avec vous a beaucoup travaillé ses projets métropolitain et municipal, et fait un effort de transparence afin de tout budgéter. Nous travaillons avec une équipe et une commission d’experts en finances publiques sur ces sujets.

Notre projet est chiffré, viable, et finançable sans augmenter les impôts des Nantais.

C’est pourquoi, nous nous engageons à ne pas augmenter la pression fiscale sur l’ensemble de la durée du mandat de 2020 à 2026.

Nous investirons 375 millions d’euros pour la ville de Nantes et près de 2 milliards pour la métropole sur le mandat. Ces investissements permettront d’améliorer l’état de notre patrimoine et de nos équipements (écoles, restaurants scolaires, bibliothèques, équipements sportifs…) et développer de nouveaux équipements (sécurité, écoles/plan numérique, crèches, salles associatives et sportives…) et de grands équipements : Théâtre 60M€, Piscine 30M€, Cité Jules Verne 30M€…).

Nous garantirons les dépenses sociales du CCAS. Les 28 millions d’euros inscrits au budget seront confortés.

Notre budget sera équilibré, les investissements s’inscriront dans les marges de manœuvres financières de la ville.

Nous augmenterons les ressources de la ville par des opérations équilibrées, des co-financements (Nantes Métropole, communes voisines, Département, Région), par des financements privés, des fonds européens et une meilleure relation avec l’État.

Nous sommes conscients que la crise du COVID-19 a produit des effets induits très importants pour notre collectivité, notamment par la baisse des recettes. Mais, avec le soutien de l’État et des banques nous tiendrons nos engagements programmatiques. Nous pourrons aussi remettre en débat certaines priorités et les décaler dans le temps.

Nous n’augmenterons pas la pression fiscale, pas par dogme, mais parce que nous croyons, comme l’ont fait Emmanuel Macron et Édouard Philippe, que nous pouvons bien gérer, être innovants, garder Nantes comme une ville attractive, et en même temps, être attentifs à la dépense publique tout en garantissant un service public de qualité.

Nous voulons que les Nantaises et les Nantais conserve leur pouvoir d’achat. Nous serons précautionneux et bons gestionnaires avec l’argent public. Car, ce n’est pas quand les choses vont mal qu’il faut prévoir d’assommer les habitants avec de nouvelles taxes.

De plus, pour tenir cet engagement, être transparents sur l’utilisation des impôts des Nantais, rendre compte et évaluer nos politiques publiques, nous organiserons, chaque année, un débat citoyen avec les Nantaises et Nantais sur l’état des finances publiques, l’évolution du budget de la ville, de la métropole et de leurs impôts.


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